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25 novembre 2021

Témoignage Eleveur Caprin

Avec 1 245 kg de lait par chèvre, le Gaec Turpault se situe largement au-dessus de la moyenne nationale, à 953 kg. Situation d’autant plus remarquable que l’élevage compte un cheptel de 360 chèvres, supérieure à la moyenne qui était de 274 têtes en 2017 dans les Deux-Sèvres. Bonne connaissance de leurs chèvres, attention portée à leur bien-être, ration régulière, distribution automatisée, hygiène de traite, sélection rigoureuse et insémination artificielle… autant de facteurs générateurs de performances.

En 2003, Nicolas Turpault s’installe en Gaec avec ses parents, à Marnes dans les Deux-Sèvres. Dix années plus tard, Denis Rabusseau le rejoint à la suite du départ en retraite des parents de Nicolas à quelques années d’intervalles. Les deux jeunes associés se connaissent bien, ils préfèrent tous les deux les chèvres, qu’ils trouvent plus vivantes et attachantes que les vaches. Les tâches se sont naturellement réparties sur l’élevage.

La chèvre, une véritable passion

Passionné de chèvres depuis son plus jeune âge, Nicolas Turpault s’occupe principalement de leur élevage, de la traite, des soins. Passionné au point de connaitre toutes les chèvres, même si elles n’ont pas de nom. « Je les nomme par leur chiffre, et certaines d’entre elles réagissent à celui-ci, comme la 0180 ». Nicolas Turpault note tout, « à l’ancienne, avec un papier et un stylo : j’ai testé l’identification électronique des chèvres, mais cela n’a duré qu’une année… en les confiant à l’informatique, j’en ai perdu rapidement le contact »

Aujourd’hui, le troupeau compte 360 chèvres Alpine pour une production moyenne de 1 245 kg de lait à 38,1 g/kg de TB et 33,4 g/kg de TP. De très bons résultats qui se traduisent par un prix payé de 728 €/1 000 litres de lait primes comprises, soit 32 € au-dessus de la moyenne de leur laiterie.

Productivité et longévité au top national

Les chèvres du Gaec Turpault font de grandes carrières laitières en général, avec un âge moyen de réforme de 6 ans : la moyenne est de 4,3 ans pour les adhérents du Contrôle Laitier. Le taux de renouvellement du cheptel est limité à 22 %, mais Nicolas Turpault aimerait le ramener à 15-18 % « pour améliorer encore la longévité : nous produirions plus de lait, mais nous vendrions aussi plus de chevrettes pour la reproduction… ».

Avec cette longévité et cette productivité, le Gaec possède 33 des 668 meilleures chèvres inscrites au Contrôle Laitier Français (379 265 chèvres en 2017), à plus de 10 000 kg de lait ou 700 kg de matières utiles. La 2e meilleure chèvre de France appartient au Gaec avec 16 497 kg de lait sur sa carrière. L’élevage compte aussi la championne de France pour la production journalière, avec 6,5 kg de lait par jour de lactation. « Elle a encore quelques lactations devant elle : elle peut monter sur la plus haute marche du podium ».

L’alimentation, un des facteurs clés

Bien entendu, de tels résultats ne sont pas dus au hasard. « Nous passons beaucoup de temps dans l’élevage, à prendre soin de nos chèvres, car elles sont un peu plus fragiles à ce niveau de production ». Les performances reposent sur une alimentation régulière des chèvres. La ration hivernale se compose de 800 g d’enrubannage de luzerne, de 500 g de maïs grain, de 350 g d’un mélange blé/orge aplatie, de 800 g d’un bouchon fibreux et de 580 g de correcteur azoté à 28 % de MAT. Un programme valorise cette ration : distribution du Neolysa poudre pendant trois jours par semaine et du minéral Fero Phosphat Protampon sur les trois autres jours. Les chèvres ont aussi à leur disposition un bloc à lécher adapté à leurs besoins, le Neobloc. Sur les 222 ha de l’exploitation, 18 ha de RGI et 22 ha de luzerne sont réservés aux chèvres, avec une partie des 14 ha de maïs grain. « Nous avons 550 mm de pluie par an, et mis à part 2015 ou 2016, nous faisons trois coupes de luzerne sur la saison » explique Denis Rabusseau. « Nous disposons de deux ans de stock de foin de luzerne, et nous avons ce qu’il faut en enrubannage de luzerne et de RGI pour attendre la prochaine récolte ». La distribution du concentré est automatisée depuis 12 ans. « Le distributeur passe six fois par jour en pleine lactation ».

Soucieux du bien-être de leurs chèvres

Nicolas et Denis apparaissent très bien organisés, avec leurs deux apprentis, pour gérer le troupeau conduit en lots de 90 chèvres des mises-bas aux lactations. La traite est faite lot après lot, la salle de traite 18 postes étant conçue pour y entrer un lot entier. Les éleveurs changent les manchons tous les deux ans, « la qualité du lait ne se limite pas aux matières protéiques et matières grasses, nous sommes vigilants sur les cellules ». Et ils utilisent Mammibio Expert pour le trempage des trayons.

L’organisation du travail se fait au rythme des saisons de mise-bas en janvier et février, de reproduction en août, de tarissement en novembre et décembre. Nicolas Turpault est fortement attaché à ce que les chèvres aient le temps de récupérer entre deux lactations. « Nous les tarissons deux mois et demi, car elles ont besoin de refaire leurs mamelles ». Le tarissement se fait brusquement en passant les chèvres à la paille. Du Taribio est distribué le jour du tarissement, la ration de base est complémenté avec du Garolax et les minéraux sont apportés avec le Fero-phosphat Elite.

Les chèvres issues d’insémination artificielle

La moitié du troupeau est inséminée avec un taux de réussite en IA de 65 %. Les éleveurs distribuent du Phosphico pour favoriser l’expression des chaleurs. « Nous ne conservons que des chevrettes issues d’insémination artificielle à 95 %. Les autres, 200 environ sont vendues à une pépinière, ainsi que 90 mâles. Il reste toujours quelques chevrettes, nous les élevons car nous sommes incapables de les envoyer à l’abattoir. Aucune chèvre n’est laissée pour compte ».

Nicolas Turpault est exigeant en génétique. Les doses proviennent des meilleurs boucs du catalogue de Capgènes, le centre de sélection. L’ICC des mâles utilisés en 2018 est de 4,9 et l’IMC de 108. C’est ainsi que l’index de synthèse ICC et IPC évoluent au fil des années au-dessus de la moyenne des
élevages de race Alpine. En conformation de mamelle, 72 % des chèvres du Gaec Turpault sont notées 3 quand seulement une sur deux le sont chez les adhérents du centre de sélection. Le Gaec compte aussi 5 % de chèvres notées 4, la note maximale.

L’organisation privilégie les soins aux chèvres

Avec près de 400 mises-bas, il faut être organisé. A la mise-bas, le chevreau est séparé de la mère. « Il est très difficile de les habituer à la tétine s’ils ont tété leur mère auparavant ». Les nouveau-nés sont placés dans une case pour le premier jour, au cours duquel ils auront leur buvée de colostrum, issu de mères du troupeau. Les chevrettes reçoivent leur collier orange, qui les identifie efficacement.
Le 2e jour, le chevreau passe dans un lot avec quelques jeunes congénères. A quelques jours, ils sont transférés dans un lot plus important, à un âge où ils peuvent s’imposer si nécessaire. Le lait reconstitué, Neomilk Technic
Chevreau, est mis à disposition dans un seau à tétines. Ensuite, ils rejoignent les chevreaux nourris à la louve, avant de transiter vers le 4e lot de préparation au sevrage. En plus du lait reconstitué, les chevreaux disposent d’un aliment floconné, le Neovo Flocon.

Le marquage des chevrettes facilite le tri

Les femelles seront sevrées à 18-20 kg, pas avant 2 à 2,5 mois, soit avec un GMQ de 200 g : « le sevrage crée un stress, une chèvre peut perdre plus d’un kilo. Il faut donc qu’elles soient bien conformées pour franchir cette étape ». Après sevrage, les chevrettes ont une ration à base de paille et de foin de RGI, avec un concentré 2e âge. Les mâles, à la croissance plus rapide, sont sevrés plus tôt, à 1,5 – 2 mois. Les éleveurs ont mis au point un protocole de marquage dans ce lot pour ne pas perdre de temps dans le tri. « Nous appliquons des tags de couleurs différentes sur le dos des animaux, nous identifions certains mâles avec des boucles. Ainsi, nous repérons rapidement les chevrettes que nous réservons pour l’élevage ou celles destinées à la pépinière, les boucs écornés, ceux retenus par le centre d’insémination… ». Le Gaec Turpault fournit environ 200 chevrettes et une cinquantaine de mâles à la pépinière de Jérôme Clochard.

Améliorer le confort, renforcer la qualité

Les emprunts sont bientôt remboursés. Les investissements consistent désormais à apporter des améliorations pour la conduite et le confort des chèvres. Ainsi, le Gaec a investi dans des abreuvoirs chauffants en 2017 et toutes les canalisations sont isolées. « Nos chèvres ont ainsi de l’eau tiède en hiver et de l’eau tempérée en été à 20-21 °c. Nous avons gagné 15 kg de lait par chèvre en 2018, cet équipement explique en bonne partie cette progression ». Autre investissement, lui prévu en 2019 : un équipement de lavage et de désinfection des manchons trayeurs entre chaque chèvre, qui sera installé tous les trois postes de traite. « Nous rallongerons la traite de 15 à 20 minutes, mais nous allons amortir rapidement le matériel en réduisant les pénalités sur les taux cellulaires, qui nous coûtent aujourd’hui environ 5 000 € par an ».

Article issu du magazine Neolait : L’éleveur de France N°8

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