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30 octobre 2020

Guide pour bien comprendre l’analyse des ensilages de maïs

La connaissance de la valeur alimentaire de votre ensilage de maïs est déterminante pour optimiser techniquement et économiquement la ration distribuée à vos animaux. Avant de rentrer dans le détail des critères d’analyse, il faut tout d’abord comprendre les enjeux énergétiques, protéiques et d’ingestion liés aux ruminants.

De multiples facteurs (année, variétés, date de semis, type de sol…) font varier les teneurs en fibres, en amidon ou en azote, la digestibilité de la matière organique ou encore celle des fibres, la valeur de l’encombrement du maïs. Ces critères auront un impact direct sur la valorisation énergétique par les bovins, l’adaptation de votre ration et l’efficacité alimentaire.

A chaque maïs son potentiel énergétique !

Une partie de l’énergie fournie par un maïs est perdue dans les fèces, les urines, les émissions de gaz ou sous forme d’extra chaleur. Le reste, l’énergie nette (UF ou unité fourragère), est utilisé par l’animal pour répondre à ses besoins d’entretien (respiration, circulation sanguine, croissance…) et de production (lait, viande…). Les besoins de gestation sont pris en compte pour les trois derniers mois avant vêlage. La variabilité en UF est forte selon les hybrides.

L’encombrement, clé de la capacité d’ingestion

Le type de fourrage apporté sera le premier pilote de la capacité d’ingestion, même si celle-ci varie en fonction de caractéristiques physiologiques (taille du rumen, état des réserves corporelles, appétit…). Un fourrage peu encombrant (herbe fraîche, ensilage de maïs) sera ingéré en quantités bien supérieures à des fourrages très encombrants, comme la paille par exemple.

Nourrir la flore ruminale pour alimenter l’animal

La première partie de la digestion se déroule dans le rumen, véritable fermenteur où se côtoie une grande diversité de micro-organismes. En deuxième lieu, la digestion se poursuit dans l’intestin qui reçoit un bol alimentaire composé d’un mélange d’aliments prédigérés et de micro-organismes. Plus la flore bactérienne du rumen est « en bonne santé », plus elle pourra valoriser la ration. Pour cela, elle nécessite elle-aussi des apports protéiques et énergétiques équilibrés.

La valeur protéique d’un aliment est exprimée en PDI (Protéines Digestibles dans l’Intestin), composées des PDIN qui sont les protéines digestibles dans l’intestin permises par l’azote, et des PDIE, celles permises par l’énergie.

Au global, ces PDI reflètent la somme des protéines microbiennes produites dans le rumen et qui sont digestibles dans l’intestin (PDIM) et des protéines de l’aliment lui-même non digérées dans le rumen (PDIA).

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